Bénin 20172018-10-16T16:37:52+00:00

Bénin

« Une métropolisation massive de la bande littorale »

0 milliers hab.
Population
0 %
Niveau d’urbanistaion
0 us$
PIB par habitant
0 km2
Superficie
0
Indice de primatie
0
IDH
0 hab. / km2
Densité moyenne
Poids de l’agglomération la plus peuplée 30%
Grandes agglomérations (500 000 habitants et plus) 41%
Moyennes agglomérations (50 000-499 999 habitants) 19%
Petites agglomérations (10 000-49 999 habitants) 40%

Date de mise à jour :

19 novembre 2017


Documentation téléchargeable

   Fiche Pays

   Indicateurs

   Métadonnées


Auteur : François MORICONI-EBRARD


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1. La situation en 2015

En 2015, 47,3% de la population du Bénin vivent dans 116 agglomérations de plus de 10 000 habitants, qui occupent à peine plus de 1% du sol. La densité urbaine moyenne s’établit à 4 272 habitants/km2  contre 51 dans le reste du pays.

Le Bénin
 unité  Bénin Afrique ouest  Afrique
Population 1 000 d’habitants 10 749
Superficie km2 112 622
Densité habitants / km2 95
Niveau d’urbanisation  %  47.8
PIB per capita US$ 771 919 1999
IDH Indice (0-1) 0.485 0.463 0.510
Les agglomérations urbaines
 unité  Bénin Afrique ouest  Afrique
Population 1 000 d’habitants 5 134
 Nombre unités 116
Superficie km2 1 191
Densité moyenne habitants/ km2 4 310
Les réserves rurales
 unité  Bénin Afrique ouest  Afrique
Population 1,000 d’habitants 5 615
Superficie km2 111 431
Densité moyenne habitants / km2 50
La distribution urbaine
 unité  Bénin Afrique ouest  Afrique
Indice de primatie Rapport Pa1/Pa2 2.7
Poids de l’agglomération la plus peuplée % 29.7
Grandes agglomérations (500 000 habitants et plus) % 40.8
Moyennes agglomérations (50 000-499 999 habitants) % 19.1
Petites agglomérations (10 000-49 999 habitants) % 40.0

Grandes agglomérations

Bénin 41 %
Afrique de l’ouest 19 %
Afrique 40 %

Moyennes agglomérations

Bénin 50 %
Afrique de l’ouest 50 %
Afrique 50 %

Petites agglomérations

Bénin 50 %
Afrique de l’ouest 50 %
Afrique 50 %
La distribution urbaine
Ville seule Agglomération Superficie Densité
(>100 000 habitants) (x1,000) (x1,000) km2 /

 km2

1 Cotonou 699 1 524 354,3 4 303
2 Porto Novo 278 572 135,1 4 237
3 Parakou 260 260 61,3 4 242
4 Abomey 69 252 92,5 2 723
Carte de l’empreinte urbaine
Carte de l'empreinte du Bénin en 2015

Cotonou domine la hiérarchie urbaine avec une primatie de 2,7 sur Cotonou. Cependant, ces deux agglomérations sont si proches qu’en 2015, il ne reste plus que quelques centaines de mètres à lotir avant qu’elles ne se rejoignent. Ensemble, elles représentent 1/5ème de la population du pays. De plus, une nébuleuse de petites et moyennes agglomérations se sont développées le long des routes rayonnant vers l’intérieur du pays, de sorte que l’on assiste à la formation d’une grande région métropolitaine de 5,4 millions d’habitants en 2015, soit la moitié de la population du Bénin, et où deux tiers des habitants vivent déjà dans une agglomération de plus de 10 000 habitant

Les deux agglomérations suivantes comptent à peine plus de 250 000 habitants mais ont une importance fondamentale dans le reste du pays, sous-urbanisé et peu dense. Parakou est la métropole régionale du nord, tandis qu’Abomey et Bohicon, qui forment une conurbation depuis 2010, en sont la porte d’entrée.

Aucune autre agglomération du Bénin ne dépasse 83 000 habitants.

Le nombre des petites agglomérations du pays ne doit pas faire illusion : la moitié d’entre elles sont situées sur les 10% du territoire qu’occupe la grande région « métropolitaine » du sud. Ce faisant, la distance moyenne entre deux agglomérations n’y est que de 7,4 km en 2015, contre 22,6 au nord, où les voies de communications sont en outre beaucoup moins développées.

Distribution rang-taille des agglomérations du Bénin en 2015

Distribution géographique des agglomérations du Bénin en 2015

2. Les dynamiques (1950-2020)

Au terme d’une sévère crise démographique, le territoire ne comptait plus que 600 000 habitants au début du XXème siècle. En 1960, la population avait déjà été multipliée par 4, et en 2015 par 20. Grâce à l’urbanisation, la densité rurale a cependant augmenté 2 fois moins vite.

Bénin
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020
Population totale (en milliers d’habitants) 1,572 2,237 2,709 3,460 4,689 6,411 9,033 12,791
Densité (habitants/km2) 14 20 24 31 42 57 80 114
Population urbaine (définition Geopolis) 79 229 372 840 1,324 2,120 3,573 6,242
Population rurale 1,493 2,008 2,337 2,621 3,366 4,292 5,461 6,550
Niveau d’urbanisation (%) 5.0% 10.3% 13.7% 24.3% 28.2% 33.1% 39.6% 48.8%
Nombre d’agglomérations urbaines (Geopolis) 4 7 9 20 26 41 81 127
Espacement moyen entre agglomérations (km) 84 63 56 38 33 26 19 15
Evolution du tissu urbain
Evolution de la population
Variation annuelle de la population
1940-50 1950-60 1960-70 1970-80 1980-90 1990-00 2000-10 2010-20
Ensemble du pays 1.5% 3.6% 1.9% 2.5% 3.1% 3.2% 3.5% 3.5%
Population urbaine (définition Geopolis) 2.4% 11.2% 4.9% 8.5% 4.7% 4.8% 5.4% 5.7%
Population rurale 1.4% 3.0% 1.5% 1.2% 2.5% 2.5% 2.4% 1.8%
Evolution de la variation annuelle de la population
Niveau d’urbanisation de la population
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020
1 000 000 d’habitants et plus 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 12.1% 14.2%
500 000 habitants et plus 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 11.3% 13.2% 12.1% 19.4%
200 000 habitants et plus 0.0% 0.0% 0.0% 9.9% 16.4% 18.0% 19.6% 24.2%
100 000 habitants et plus 0.0% 0.0% 6.0% 14.5% 16.4% 20.1% 21.8% 25.0%
50 000 habitants et plus 0.0% 6.4% 9.4% 16.2% 18.3% 22.2% 23.2% 31.3%
20 000 habitants et plus 3.2% 8.2% 10.9% 19.2% 22.4% 28.5% 32.1% 41.5%
10 000 habitants et plus 5.0% 10.3% 13.7% 24.3% 28.2% 33.1% 39.6% 48.8%
Evolution du niveau d’urbanisation entre 1950 et 2020 selon la taille des agglomérations
Nombre d’agglomérations selon leur taille
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020
1 000 000 d’habitants et plus 0 0 0 0 0 0 1 1
De 500 000 à 999 999 habitants 0 0 0 0 1 1 0 1
De 200 000 à 499 999 habitants 0 0 0 1 1 1 2 2
De 100 000 à 199 999 habitants 0 0 1 1 0 1 1 1
De 50 000 à 99 999 habitants 0 2 1 1 1 2 2 12
De 20 000 à 49 999 habitants 2 2 2 4 6 15 26 45
De 10 000 à 19 999 habitants 2 3 5 13 17 21 49 65
Evolution du nombre d’agglomérations selon leur taille
Distribution de la population urbaine
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020
1 000 000 d’habitants et plus 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 30.6% 29.1%
De 500 000 à 999 999 habitants 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 40.0% 39.9% 0.0% 10.7%
De 200 000 à 499 999 habitants 0.0% 0.0% 0.0% 41.0% 18.0% 14.6% 19.1% 9.8%
De 100 000 à 199 999 habitants 0.0% 0.0% 43.6% 18.9% 0.0% 6.3% 5.4% 1.7%
De 50 000 à 99 999 habitants 0.0% 62.1% 24.7% 7.0% 6.9% 6.2% 3.7% 12.9%
De 20 000 à 49 999 habitants 63.3% 18.1% 11.4% 12.3% 14.6% 19.1% 22.6% 21.0%
De 10 000 à 19 999 habitants 36.7% 19.8% 20.3% 20.8% 20.5% 13.8% 18.8% 14.9%
Indice de primatie 1.38 1.22 1.77 2.16 2.23 2.73 2.33 2.72
Evolution de la part de population des agglomérations urbaines par classes de taille

3. Les faits marquants

Comprendre les structures

Le Royaume du Dahomey, bien organisé, a dominé la région pendant plus de deux siècles à partir d’Abomey, qui marque encore aujourd’hui la limite nord de la zone densément peuplée de l’extrême sud. La structure contrastée du peuplement provient du fait que le commerce triangulaire n’a pas seulement entraîné un enrichissement spectaculaire des souverains : il a aussi contribué à affaiblir et à désorganiser les peuples rivaux qui étaient la proie du trafic. Ceci explique le creusement de zones de faible densité, où le développement a été retardé, notamment au nord.

Simultanément, au cours de cette période précoloniale, l’intérêt stratégique du littoral et de ses lagunes s’est accru, entraînant d’abord le développement des routes vers Ouidah et de Porto Novo, puis des tentations de scission ou d’alliance avec des voisins. Cependant, même si le commerce des esclaves n’est aboli définitivement que dans les années 1880, il devient de plus en plus difficile dès le début du XIXème siècle. L’affaiblissement du Dahomey profite aux Européens, qui s’installent à Cotonou.

L’agglomération urbaine d’Abomey est un magnifique exemple de résilience. Estimée à plus de 100 000 habitants au début du XIXème siècle, sa population est tombée à 50 000 vers 1850 et passe même provisoirement sous la barre des 10 000 habitants en 1920. Au début du XXème siècle, la création de Bohicon, à 9 kilomètres de l’ancienne capitale contribue encore une fois à affaiblir la ville, qui remonte à peine à 22 000 habitants en 1970. Cependant, sous le régime marxiste-léniniste de Mathieu Kérékou, la région entière redécolle de manière spectaculaire. Les deux villes se soudent en 2000 en une conurbation à deux centres, entourés d’une nébuleuse dense de villages.

Au plan national, un triple mouvement d’appropriation a contribué à favoriser le sud : d’abord depuis Abomey vers le littoral, plus proche de la clientèle européenne ; ensuite, en sens inverse dans une économie coloniale classiquement fondée sur l’exploitation des ressources de l’intérieure au profit des métropoles. Enfin, dans un contexte d’indépendance nationale, à un mouvement de réappropriation du territoire qui se tourne vers l’ensemble du pays, mais dont la région d’Abomey est, du fait de sa situation charnière, le principal relais. Par trois fois, cette zone sud profite donc des cycles de croissance.

Après plusieurs essais avortés, dont la ligne de chemin de fer inachevée qui devait desservir le Niger, le développement a peiné à atteindre le nord. Cependant, il se reconstruit aujourd’hui très vite autour de trois pôles régionaux dont la croissance est exponentielle : Parakou à l’est, Djougou et Natitingou à l’ouest.

Carte 7 – Densité par LAU en 2015

Carte 8 – Pression démographique 2010-2015

4. Les métadonnées

Les découpages légaux

Formation du territoire

Le territoire du Bénin est formé en grande partie de l’ancien royaume du Dahomey (1625-1900), dont le centre de gravité était Abomey, située à une centaine de kilomètres dans l’intérieur des terres. Au XVIIIème siècle le trafic d’esclaves devient la principale source d’enrichissement des souverains. Affaibli par la cessation progressive, puis définitive du trafic, le royaume cède devant les puissances coloniales, non sans résister. En 1882, le premier gouverneur français s’installe à Cotonou à mi-chemin entre les deux ports de la côte, Ouidah et Porto Novo, et contrôlant également la côte des Popos jusqu’à l’embouchure du fleuve Volta. Tandis que les Anglais s’installent fermement à l’est en pays Yoruba à partir de Lagos, l’ouest de la côte des Popos est cédée aux Allemands qui y créent leur colonie du Togo. Les Français conservent le reste de la côte. Les deux principales frontières du territoire actuel sont ainsi tracées perpendiculairement, jusqu’à la rive sud du fleuve Niger, à 670 kilomètres de la côte. Le territoire prend le nom de Colonie du Dahomey et est incorporé en 1901 à l’AOF. Il accède tel quel à l’indépendance sous le nom de République du Dahomey le 1er août 1960, et est renommé Bénin le 30 novembre 1975 sous le régime marxiste-léniniste de Mathieu Kérékou. Cette configuration territoriale méridienne induit un fort gradient de pluviométrie du sud au nord, ce qui favorise une grande variété de sols, de végétation et de cultures.

c3 : Région géographique (obsolète)

Avant l’indépendance, l’administration française de l’AOF distinguait trois régions géographiques (sans valeur administrative) : Zone Lagunaire au sud, Région Forestière au centre et Haut-Pays au Nord. Chacune d’elles était divisée en trois cercles[1].

c4 : Province (obsolète)

De 1960 à 1999, le territoire est divisé en 6 provinces : trois petites provinces sur le littoral au sud, une de superficie moyenne au centre et deux grandes au nord.

c5 : Département

Le territoire est  re-divisé le 15 janvier 1999 en 12 départements, dont un (Littoral) correspondant à la ville de Cotonou (79/km2).

c6 : Commune (anciennement district, puis sous-préfecture)

En 1999, les départements sont subdivisés en 77 communes, qui représentent le niveau de décentralisation[2]. A quelques détails près, la carte des communes, ainsi que leurs noms, sont identiques aux anciennes sous-préfectures, elles-mêmes appelées précédemment districts.

c7 : Arrondissement

Depuis 1999, les communes sont subdivisées en arrondissements. Hormis quelques modifications mineures ce découpage correspond aux anciennes communes qui subdivisaient les districts. On compte aujourd’hui 546 arrondissements, dont 123 urbains.

Communes du Bénin

[1] Annuaire statistique de l’Afrique Occidentale Française 1910-1948.[2] loi n°97-029 du 15 Janvier 1999

Unités de peuplement (LAUs)

Le niveau d’ajustement des données est composite. Cependant, dans tous les cas, il est fondé sur des agrégations d’unités de niveau administratif de type c8 dans la base de données Geopolis.

Cas général

L’unité de base (c8) est appelée village en milieu rural et quartier en milieu urbain.

Cas particuliers

En milieu urbain, le quartier ne permet pas d’identifier le toponyme d’une ville. Pour retrouver le nom d’une ville et, plus loin, d’une agglomération, il a donc été nécessaire de procéder à une agrégation de quartiers en remontant dans la hiérarchie administrative.

Par exemple, la ville connue sous le nom de Ouidah est divisée en 18 quartiers dont les toponymes ne sont connus que localement (Abata 1, Abata 2, Sogbadji, Dangbéhoué, etc.). Si l’on remonte d’un rang dans la hiérarchie du découpage administratif, on constate que ces quartiers dépendent de 4 arrondissements différents (Ouidah I, Ouidah II, etc.). Ce n’est ici qu’en remontant de deux niveaux qu’on trouve le nom de la ville. L’identifiant est donc dans ce cas la commune (c6).

Suivant cette méthode, après avoir délimité extension des agglomérations sur la base des images en 2015, on constate que :

– sur 110 agglomérations de plus de 10 000 habitants, 25 seulement sont composées d’une seule LAU de type c8 ;

– du point de vue de la nomenclature béninoise, les LAUs qui font partie d’une agglomération ne sont pas nécessairement des « quartiers », mais peuvent être des « villages ». A l’inverse, et en particulier dans le centre et le nord du pays, certains « quartiers » de ville situés jusqu’à 40 kilomètres du centre – soit une bonne heure de piste dans la brousse – ne présentent aucune différence avec un « village » ;

– si le niveau d’ajustement que propose Geopolis est composite, il n’est pas pour autant arbitraire. Fondamentalement, c’est l’approche développée pour construire la base de données qui permet de déterminer le nom et la population de l’unité d’ajustement de la localité éponyme. Cette unité locale peut être actuellement de niveau c8, c6, voire c5 dans le cas de Cotonou, ou d’aucun niveau reconnu par l’administration, lorsque seuls certains « quartiers » entrent dans l’agglomération. Toutefois, il faut rappeler que ce système de division local ne date que du recensement de 1975. Inspirée par le modèle maoïste, c’est à ce moment que l’administration a décidé de diviser les villes les plus importantes en différentes communes ou arrondissements indépendants, lesquels non seulement ne couvrent à dessein qu’une partie de l’agglomération, mais englobent d’un autre côté de vastes territoires ruraux. Les données démographiques antérieures (enquêtes, dénombrements, sources coloniales, etc.) renvoient cependant bien à de vraies entités géographiques, connues et fonctionnelles sur le plan sociologique et économique. Ainsi, l’existence de Ouidah, Abomey, Cotonou, Porto Novo et de centaines de villes et de villages est parfois reconnue depuis plusieurs siècles, tandis que les nouvelles communes, arrondissements et quartiers actuels sont des entités territoriales très récentes, fondées sur des stratégies administratives et politiques purement internes au Bénin.

Par ailleurs, 4 LAUs de plus de 10 000 habitants (et 7 en 2020) ne sont pas considérées comme urbaines dans cette étude, car ce sont des périmètres administratifs dont le centre aggloméré ne compte que quelques centaines d’habitants.

Le tableau ci-dessous donne la liste des agglomérations dont le centre éponyme est composite.

ID Ville Niveau
BEN0815000 Cotonou département entier
BEN1085000 Porto-Novo commune entière
BEN1245000 Cové 5 arrondissements entiers
BEN0565000 Savé 3 arrondissements entiers
BEN1235000 Bohicon 2 arrondissements entiers
BEN1010200 Honvié arrondissement entier
BEN1010300 Malanhoui arrondissement entier
BEN1010400 Médédjonou arrondissement entier
BEN1090100 Agblangandan arrondissement entier
BEN1090400 Ekpé arrondissement entier
BEN0515100 Banté arrondissement entier
BEN1045100 Akpro-Missérété arrondissement entier
BEN1055100 Avrankou arrondissement entier
BEN1095100 Sémé-Kpodji arrondissement entier
BEN1135100 Kétou arrondissement entier
BEN1155100 Sakété I arrondissement entier
BEN0455000 Parakou 35 quartiers
BEN0735000 Djougou 20 quartiers
BEN0345000 Ouidah 18 quartiers
BEN0265000 Natitingou 14 quartiers
BEN0115100 Banikoara 13 quartiers
BEN0555000 Savalou 11 quartiers
BEN1145100 Pobé 11 quartiers
BEN1215000 Abomey 10 quartiers
BEN0525000 Dassa-Zoumé 10 quartiers
BEN1025100 Adjohoun 10 quartiers
BEN0135000 Kandi 9 quartiers
BEN0745100 Ouaké 9 quartiers
BEN0635100 Dogbo-Tota 8 quartiers
BEN0965100 Lokossa 7 quartiers
BEN0325100 Allada 7 quartiers
BEN0935100 Comé 7 quartiers
BEN1015000 Adjarra 7 quartiers
BEN0155100 Malanville 6 quartiers
BEN0645100 Klouekanmé 6 quartiers
BEN0955200 6 quartiers
BEN0285100 Tanguiéta 5 quartiers
BEN0315100 Abomey-Calavy 5 quartiers
BEN0445100 Nikki 5 quartiers
BEN0245100 Kouandé 4 quartiers
BEN0535100 Glazoué 4 quartiers
BEN0955100 Houéyogbé 4 quartiers
BEN0215100 Boukoumbé 3 quartiers
BEN0235100 Kérou 3 quartiers
BEN0435100 N’Dali 2 quartiers
Partition urbain/rural)

La définition officielle est la suivante (2002) : « Milieu urbain : il est défini comme une zone hétérogène qui regroupe tout chef-lieu de commune ayant au moins 10.000 habitants et au moins une des infrastructures ci-après : bureau de poste et télécommunication, bureau de recette perception du trésor public, système d’adduction d’eau (SBEE), électricité (SBEE), centre de santé, collège d’enseignement général avec 2ème cycle, d’une part et tout arrondissement ayant au moins quatre des infrastructures énumérées ci-dessus et au moins 10 000 habitants »

On trouve dans cette définition trois idées importantes :

  • le seuil quantitatif de 10 000 habitants est central. C’est aussi celui choisi dans la base de données Geopolis ;
  • l’importance hiérarchique de la fonction politique de « chef-lieu », qui, de facto, sont les villes principales du pays. Comme ces dernières ont été à la fois subdivisées en différentes « communes » ou « arrondissements », et que ces subdivisions intègrent de vaste zones rurales, cela permet d’élargir le contrôle du territoire à partir des centres fonctionnels ;
  • la présence d’infrastructures est présentée comme une variable indépendante de la fonction de chef-lieu alors que, dans les faits, elle dérive d’instances liées au pouvoir central, voire directement d’un ministère, comme le trésor public. Implicitement, la définition le formule d’ailleurs elle-même : un chef-lieu de commune « vaut » en quelque sorte 5 infrastructures puisqu’une seule est nécessaire pour classer la localité comme « urbain », tandis qu’un chef-lieu d’arrondissement n’en vaut que 2, puisque 4 infrastructures sont nécessaires.

Agglomérations urbaines et localités au nord de Cotonou

En orange : expansion de la tâche urbaine entre 2010 et  2015. Le centre de chaque localité est repéré par un point.

Source : Geopolis 2013, 2017 ; OSM (layers : roads, water areas).

Sources démographiques

La définition officielle est la suivante (2002) : « Milieu urbain : il est défini comme une zone hétérogène qui regroupe tout chef-lieu de commune ayant au moins 10.000 habitants et au moins une des infrastructures ci-après : bureau de poste et télécommunication, bureau de recette perception du trésor public, système d’adduction d’eau (SBEE), électricité (SBEE), centre de santé, collège d’enseignement général avec 2ème cycle, d’une part et tout arrondissement ayant au moins quatre des infrastructures énumérées ci-dessus et au moins 10 000 habitants »

On trouve dans cette définition trois idées importantes :

  • le seuil quantitatif de 10 000 habitants est central. C’est aussi celui choisi dans la base de données Geopolis ;
  • l’importance hiérarchique de la fonction politique de « chef-lieu », qui, de facto, sont les villes principales du pays. Comme ces dernières ont été à la fois subdivisées en différentes « communes » ou « arrondissements », et que ces subdivisions intègrent de vaste zones rurales, cela permet d’élargir le contrôle du territoire à partir des centres fonctionnels ;
  • la présence d’infrastructures est présentée comme une variable indépendante de la fonction de chef-lieu alors que, dans les faits, elle dérive d’instances liées au pouvoir central, voire directement d’un ministère, comme le trésor public. Implicitement, la définition le formule d’ailleurs elle-même : un chef-lieu de commune « vaut » en quelque sorte 5 infrastructures puisqu’une seule est nécessaire pour classer la localité comme « urbain », tandis qu’un chef-lieu d’arrondissement n’en vaut que 2, puisque 4 infrastructures sont nécessaires.